LE PROGRAMME TUNISIEN D'ERADICATION DU PALUDISME

ENTOMOLOGIE

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LES ANOPHÈLES DE TUNISIE   

 

 

 
 
La bibliographie indique au Total 12 espèces anopheliennes dont aucune n'est spécifique à la Tunisie ;
Sept espèces appartiennent au sous genre Anophèles
Cinq au sou-genre Cellia
La plupart de ces espèces ont été signalées avant les années 50

 

Sous-genre Anophèles

Anophèles Algeriensis Théobald.1903

Wassilif 1933 Bekalta

 

Anophèles Claviger Mengen.1884

Sicart.1941. Ain Drahem

 

Anophèles Coustani Laveran.1900

Séguy.(Début XX éme siècle) Djebel bou hodna

 

Anophèles Labranchiae Falleroni.1926

Frères Sergent 1904 - Oued Zerga

 

Anophèles Marteri Senevet et Prunelle. 1927

Sicart.1942. Ain Draharm

 

Anophèles Petragnani Del \/ecchio - Coluzzi 1962

Coluzzi 1965 — Mateur

 

Anophèles Plumbeus Stephens.1926

Rioux 1964 .Aïn Draharm

 

Sous-genre Cellia

Anophèles d'thali Patton 1095

Vermeil.Doby 1949 Tameghza

 

Anophèles Hispaniola Théobald .1903

Langeron .1921 .Tameghza

 

 

Anophèles Multicolor Cambouliu .1902

Langeron .1911. Tozeur

 

Anophèle Sergenti Theobald .1907

Langeron .1921 .Tameghza

 

Anophèles Superpectus Grassi.1900

Villain.1932.oued Tarfa

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CLE D'IDENTIFICATION DES PRINCIPAUX ANOPHÈLES FEMELLES DU TUNISIE

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1      

  • Costa ne présentant pas plus de deux taches blanches

 

2

7

2-

  • Une ou 2 taches blanches sur la costa ; article 4 et 5 des tarses postérieurs complètement Blancs

 

A. coustani 

3

3

  • Taches sombres sur la surface de l'aile

 

A. labranchiae

4

4

  • Une tache blanc jaunâtre à l'apex de la frange

 

A. rnarteri

5

5- Une touffe de soies claires faisant saillie entre les yeux

6

6

  • Espèce grande et brune, écailles en avant du mésonotum plus grandes et jaunâtres

 

A. clavier

  • Pas de touffe semblable
A. algériensis

7

 

A. d'thali

8

8

  • Apex des palpes blancs chez la femelle

 

A. sergenti

9

9-

  • Nervure transverse antérieure, basale à la transverse médiane

 

A. multicolor

  • nervure transverse intérieure, distale à la transverse médiane
10

10- Mésothorax ne présentant pas trois rangs d'écailles blanches

A. hispaniola

 

 

 

Les données actuelles différent des données bibliographiques et doivent se poursuivre en fonction des nouveaux aménagements hydro-agricoles et périurbains.
Toutefois au niveau des gîtes primaires , il n'y pas eu des modifications majeures.
Le nord de la Tunisie où les conditions météorologiques différent peu du sud de l'Europe, renferme des espèces qui peuvent être considérées comme septentrionales (An.claviger, An.petragnani,
An plumbeus,An.marteri et An labranchiae).
Les quatre premières espèces se cantonnent dans le Nord ouest de la Tunisie, dans les montagnes de Kroumirie, où l'hiver est bien marqué et humide.
 
An.labranchiae.vecteur majeur du paludisme dans le Nord, se répartit au-dessus de la dorsale d'Ouest en Est des gouvernorats de Jendouba du Kef jusqu'au Cap Bon.
Avant la campagne d'éradication, cette espèce pouvait se rencontrer jusque dans les oasis du Sud-est tunisien mais de façon sporadique et accidentelle.
Toutes ces espèces se retrouvent sur les deux rives de la Méditerranée, de même qu'une autre espèce An.a1geriensis. Celle ci se développe aussi bien au Cap-Bon que dans le centre ou la région des Chotts.
 
An.coustani est la seule espèce de Tunisie proprement africaine. Elle constitue une curiosité entomologique, car depuis Serguy, elle n'a plus été mentionnée.
 
An.multicolor représente parmi les Cellia, l'espèce la plus commune au-dessous de la dorsale. Elle colonise tous les milieux avec ou sans végétation immergée ou épigée en particulier les régions sablonneuses du sud riches en eaux salées superficielles où la salinité est un facteur limitant pour les autres espèces. C'est 1'anophele des zones désertiques de l'Afrique du Nord.
 
An.hispaniola est la seconde espèce la plus fréquemment retrouvée aujourd'hui après An.labranchiae en nombre de gîtes et en densité. Elle colonise préférentiellement les eaux montagneuses et sa répartition suit celle d'An.labranchiae C 'est une espèce propre au Maghreb.
 
An.superpictus.espèce du bassin méditerranéen oriental, après avoir été signalée dans le Sahel au début du siècle, elle n'a Pas été retrouvée depuis. Cest une espèce peu courante en Afrique du Nord où elle aurait pu être confondue avec des espèces voisines (An.hispaniola,An.multicolor et An.sergenti) .
 
An.d'thali, espèce connue de l'Inde, du proche Orient et de l'Afrique. Au Maghreb elle n'a été signalée que dans le Sahara algérien et le Sud Oranais et à Tameghza.
 
An. Sergenti a été désigné par IYENGAR et WERNSDORFER comme étant le principal vecteur du paludisme dans le Sud Tunisien. C'est une espèce du sud de la Méditerranée, les anciens la désignaient comme une espèce "rocheuses et montagnard ".Nous la retrouvons Préférentiellement dan le Sud Tunisien à l'ouest dans les oasis, les montagnes et les chotts.

 

 

 

An. claviger et An.marteri ont des gîtes larvaires avec des eaux fraîches et ombragées au niveau de petites marelles de retenues de ruisseaux montagneux, le plus souvent. en forêt
Les larves d'An.plumbeus se développent dans les creux d'arbres remplis d'eaux pluviales à pH basique.
 
An.algeriensis pond ses oeufs dans des gîtes ensoleillés à eaux claires douces ou saumâtres, contenant une végétation immergée. Elle est le plus souvent en association avec d'autre espèce.
 
Les gîtes tunisiens d'An.labranchiae ont été abondamment décrits par différents auteurs. Le gîte 'type' est représenté par un oued de plaine ensoleillé, à court ralenti ou en étiage (marel) encombré de végétation tant horizontale que verticale. L'eau douce ou saumâtre est généralement encombrée de plantes 'nageantes" ou submergées (Characées.Potamogetons) qui constituent un épais feutrage ou les larves trouvent à la fois abri et nourriture.
 
An.hispaniola s'associe souvent à An.labranchiae. Cette espèce s'accommodant de très peu d'eau, se retrouve seule dans certaines circonstances et lieux. Les gîtes sont constitués d'un filet d'eau claire courant sur des galets gluants de spirogyres. Mieux que les autres espèces, les larves résistent à l'asphyxie et les oeufs (sans flotteurs) à la dessiccation.
An.multicolor est l'espèce la plus abondante et la mieux représentée dans le Sud ; elle parvient a s'adapter à des conditions de survie singulièrement dures : eaux rares, sans végétation sursalée (jusqu'à 60 g/l). Le gîte type est la marelle d'eau limpide de 5 à 15 cm de profondeur.
 
An.d'thali se reproduit dans des trous sableux des lits d'oueds en étiage, souvent riches en végétation.
 
A.superpictus a été retrouvé en Tunisie dans une stagnation de l'oued Tarfa. sans végétation avec un taux de chlorures de 19.4g/l.

 

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