saisonnière en zones
tempérés avec des période d'hibernation pendant les saisons froides A. 10 LONGÉVITÉ
: variable selon les espèces et les conditions geo-climatiques.
B. TROPISMES ALIMENTAIRES.
B. 1 LES MALES se nourrissent
des sécrétions sucrées des plantes.
B. 2 LES FEMELLES SONT SEULES
HEMATOPHAGES.
L'hematophagie est essentiellement
pour la maturation des ovaires et la fécondité des oeufs, mais n'est pas indispensable
à la survie.
Les préférences trophiques
vis-à-vis des divers hôtes sont important a connaître en entomo-épidémiologie.
Certaines espèces sont strictement zoophiles d'autres sont zoo-antropohiles,
d'autres enfin ont une tendance marquée à l'antropophilie.
Ces préférences trophiques peuvent
être appréciées soit par des essais comparatifs de capture sous piège soit par
l'étude immunologique des repas sanguins.
C. LA
REPRODUCTION
Les femelles sont fécondées peu de
temps après l'éclosion.L'accouplement a lieu soit en plein vol " espèce
eurygames" soit posé "espèce etenogmes".La femelle pond en général
après le 1er repas sanguin. Pour une même femelle le nombre de pontes varie de 3 a 5.
Dans l'immense majorité des cas le
choix du gîte de ponte est strictement déterminé et peut varier selon la saison ou
selon la végétation (aquatique et émergée).
II/ BIOLOGIE DES OEUFS
Les ouefs d'anopheles résistent bien
au froid ; leur résistance à la chaleur est faible : une exposition à 40 °C pendant
quelques minutes leur et fatale.
Leur résistance à la dessiccation
ne dépasse pas 48 heures.
III/ BIOLOGIE DES LARVES
L'éclosion a lieu de 24 à 48 heures
après la ponte selon la température.
Les larves subissent 4 mues, la
dernière des transformation NYMPHE. Cette
évolution est d'autant plus rapide que la température est plus proche de l'optima
25-30°C et que la nourriture est plus abondante.
Les larves sont très voraces, se
nourrissant en surface d'algues microscopiques.
Le teneur en oxygène dissout, en
sels minéraux ainsi que le pH interviennent dans la répartition des espèces.
Exemple : A. multicolore peut
se développer dans des gîtes hypersalés (concentration de 50 g/l ou plus de NaCl)
IV/ LES GITES
A/ CARACTÉRISTIQUES
GENERALE :
Elle sont soit permanentes soit
temporaires et qui sont représenté par des eaux stagnantes ou courantes.
L'éclairement et la température de
l'eau conditionnent le développement de telle ou telle espèce
B/ ORIGINE
Particuliers : creux
d'arbre.. . A/
LES PRÉDATEURS
Peuvent être soit de nature animale
tel que poissons larvivores Gambusia, insectes aquatiques (noctonectes, larves de
libellules et dytiques culiseta) soit de nature végétale (utriculaires , pièges).
Biologie et
écologie de I'anophèle
Le cycle biologique de cet insecte
est divisé en deux stades ; aquatique (oeuf, larve
et nymphe) et aérien (adulte).
A/ Stade aquatique
Après l'accouplement, l'anophèle
femelle prend un repas de sang humain ou animal pour permettre la maturité de ses oeufs
et cherche un gîte favorable pour la ponte.
Le choix du gîte diffère selon les
espèces suivant qu'il s'agisse d'eau courante ou stagnante, douce ou saumâtre,
ensoleillée ou ombragée possédant ou non la qualité biologique permettant le
développement ultérieur des larves.
Sous les conditions favorables de
température (18 à 20°C), l'incubation des oeufs dure 2 à 3 jours.
L'éclosion de ses oeufs libère des
larves qui subissent 3 mues, se nourrissant de
nombreux micro-organismes animaux et
végétaux, au besoin elles se dévorent entre elles.
La durée de développement larvaire
est d'une à trois semaines. Sous de bonnes conditions de température et de nourriture,
elle ne dépasse pas 8 à 10 jours.
Le niveau de tolérance vis-à-vis
des différents paramètres physico-chimiques du milieu
aquatique tels que la température,
le pH, l'oxygène dissous et la salinité, diffère
selon les
espèces. Ainsi, certaines espèces
telle que A. hispaniola et A. multicolor, tolèrent la salinité.
De même les fortes ou faibles
températures peuvent être a l'origine d'une grande mortalité larvaire.toutefois
certaines espèces s'accommodent à de larges variations de température, tel est le cas
de A. hispaniola dont les larves ont été pêchées sous la glace et trouvées en
quantité importante en Août.
A la quatrième mue, les larves se
transforment en nymphes dont la durée de vie est très courte (1 à 2 jours).
A la fin de son évolution, la nymphe
se positionne sous la surface de l'eau et une fente apparaît sur la face supérieure du
céphalothorax d'où émerge l'insecte adulte.
Celui ci se dégage progressivement,
le plus difficile consiste à sortir les pattes qui sont longues, beaucoup de moustiques
meurent à ce moment, la moindre agitation de 1 'eau entraîne leur noyade.
B/ Stade aérien
Après l'éclosion, le moustique
reste quelques instants à la surface de l'eau, le temps nécessaire au durcissement de sa
cuticule et en particulier de ses ailes.
Les prédateurs et les mouvements de
l'eau ou de l'air concourent à une forte mortalité à ce stade. Il reste à peu de
distance de son gîte environ 2 jours, il se nourrit uniquement du suc des végétaux,
aussi bien le mâle que la femelle. L'accouplement a généralement lieu dans les 24 à 48
heures de 1' éclosion imaginale.
La femelle ne s'accouple qu'une seule
fois au cours de son existence.
Les spermatozoïdes sont emmagasinés
dans un organe de la femelle appelé spermathèque, dont il sont extraits progressivement
pour féconder la totalité des oeufs qu'elle produit pendant le reste de sa vie.
Après l'accouplement, la femelle est
obligée de se nourrir de sang pour assurer
la maturation de ses oeufs. Elle
s'envole, alors, loin de son gîte pour chercher sa nourriture.
Après s'être gorgée de sang,
l'anophele femelle va se mettre au repos pour digérer.
Au fur et à mesure qu'elle digère
son repas ses oeufs se développent en engendrant
ainsi un changement d'aspect de
l'abdomen.

La femelle passe donc par 3 stades de
digestion : femelle à jeun, gorgée et gravide.
a- Femelles à jeun (J) :
femelles nouvellement écloses et femelles plus âgées
qui ne se sont pas encore nourries
après la ponte. L'abdomen est plat.
a- Femelles gorgées (Go):
l'abdomen largement rempli de sang frais ou d'un
caillot sombre. Les ovaires sont au
stade Il ou III et ils occupent au plus un tiers de
l'abdomen.
a- Femelles gravides (Or) : le
reliquat de sang est noir (digestion déjà avancée)
avec peu ou pas de caillot visible.
Les ovaires occupent les deux tiers de l'abdomen ou davantage.
L'état de l'abdomen des femelles
capturée au repos pendant la journée peut fournir
Une quantité de renseignements
utiles sur les mouvements des moustiques et l'effet rémanent des insecticides à
l'intérieur des habitations.
Quand la femelle est gravide, elle
quitte l'habitation au crépuscule pour aller chercher
un gîte aquatique adapté à la
ponte.
Le temps qui s'écoule entre le repas
de sang et la ponte des oeufs (150 à 300 oeufs)
S'appelle cycle gonotrophique. La
durée de ce cycle varie de 2 à 5 jours selon les espèces,
la température et l'humidité
relative.
Suivant les espèces d'anopheles et
en fonction des différents facteurs du milieu,
il y aura ainsi 2, 3, 4 jusqu'à 10
(et parfois plus) cycles gonotrophiques aboutissant à autant de pontes. La durée de vie
de l'anophèle varie suivant la température et l'humidité relative de l'air. En
général les femelles vivent en moyenne de 30 à 40 jours, les mâles de 3 à 4 jours
sous une température de 25 à 27°C et une humidité relative de 70 à 80%.
C/ Vol et dispersion
L'anophèle peut parcourir une
distance de 5 à 9 m/minute. Le rayon d'action est variable selon les espèces de 1 à 10
km quand les conditions atmosphériques sont normales.
Les mâles ont un rayon d'action plus
court. Par conséquent, la présence d'un grand
nombre de mâles indique qu'un gîte
est à proximité.
Les vols actifs, contre les vents
permettent de parcourir des distances généralement
Assez courtes. Au contraire, le vol
passif avec le vent correspond à un rayon d'action quelque fois très important (A.
multicolor a été trouvé à 13 km du seul gîte larvaire possible).
La dispersion des moustiques due à
l'activité humaine augmente avec l'augmentation
Du nombre de véhicules (navires,
trains, avions). Ainsi la menace d'une dispersion
Passive d'espèces vectrices est
beaucoup plus importante aujourd'hui, rendant+ indispensables des mesures de lutte telles
que la désinsectisation des aéronefs.