LE PROGRAMME TUNISIEN D'ERADICATION DU PALUDISME

SANTE DU VOYAGEUR

Accueil ] LA MALADIE ] LE PROGRAMME TUNISIEN ] [ CONSEILS AUX VOYAGEURS ] FORUM ] SERVICES ] CHOIX D'IMAGES ] FORMATION CONTINUE ] QUI SOMMES NOUS ]

REGLEMENT SANITAIRE ] REPARTITION DU RISQUE ] FICHES PAYS ] CHIMIORESISTANCE ] CHIMIOPROPHYLAXIE ] LU POUR VOUS ]

CE QU'IL FAUT SAVOIR

maletero_10.jpg (3645 octets)

 

logo_who_inf_2000.gif (6208 octets)

 

 

 

Les voyageurs se rendant dans des zones ou il y a un risque de paludisme devraient :

 

1. Etre conscients du risque

Etre renseignés sur le risque d'infection ; les femmes enceintes et les parents emmenant
des jeunes enfants devraient s'interroger su l'opportunité de leur voyage.

2. Eviter d'être piqués par des moustiques

Savoir comment se protéger contre les piqûres de moustiques

3. Suivre la chimioprophylaxie indiquée

Signaler leurs allergies à tel ou tel médicament et toute contre-indication. Si une intolérance
est suspectée, demander au patient de prendre sans tarder des médicaments à titre prophylactique
(p. ex. deux à trois semaines avant le voyage) et vérifier le résultat avant le départ.
Savoir comment prendre les antipaludiques prescrits a> à titre prophylactique (les médicaments
doivent toujours être pris pendant les repas, avec de l'eau) et/ou b) à titre de traitement de réserve
urgent , et savoir combien il est important d'observer jusqu'au bout le schéma prophylactique
ou thérapeutique.
  • Savoir que la prophylaxie doit être poursuivie pendant les quatre semaines qui suivent le départ de la zone impaludée, que les voyageurs rentrent dans leur pays d'origine ou qu'ils se rendent dans une région tropicale exempte de paludisme.

 

  • Savoir que certains antipaludiques peuvent avoir des effets secondaires graves et qu'en pareil cas il faut consulter sans tarder un médecin . Un patient chez qui l'on constate un effet secondaire grave devrait cesser de prendre le médicament et se faire conseiller par un médecin un autre médicament. De légères nausées, des vomissements occasionnels ou des selles liquides ne devraient pas entraîner l'arrêt de la prophylaxie, mais un médecin devrait être consulté si les symptômes persistent.
 
4. Comprendre l'importance d'un diagnostic et d'un traitement précoces
 
  • Savoir qu'ils peuvent contracter le paludisme malgré la prophylaxie antipaludique
  • Savoir que le paludisme peut être mortel si le traitement est différé; un médecin doit être consulté sans retard si une maladie fébrile survient. Il convient de prélever et d'examiner, une ou plusieurs fois, un échantillon de sang pour rechercher les parasites du paludisme.
  • Savoir que les premiers symptômes du paludisme peuvent souvent être bénins et qu'il faut suspecter la maladie si, une semaine après l'arrivée dans la zone d'endémie, une fièvre inexpliquée se déclare, accompagnée ou non d'autres symptômes (maux de tête, faiblesse et douleurs musculaires, vomissements, diarrhée et toux); un médecin doit être consulté rapidement.
  • Savoir que le traitement de réserve urgent par les antipaludiques nes'impose que si l'on ne peut obtenir rapidement une assistance médicale. Les voyageurs devraient terminer la cure et reprendre la prophylaxie antipaludique sept jours après le début de ce traitement .
     
  • Savoir que s'ils ont eu, ou ont été suspectés d'avoir, le paludisme pendant un séjour en zone d'endémie, et ont été traités ou ont suivi un traitement de réserve, ils devraient subir un contrôle médical à leur retour dans leur pays d'origine.
 
 
 

Protection contre les piqûres de moustiques

Les mesures suivantes permettent de réduire le risque de piqûres de moustiques:
  • 1. Enduire les parties exposées du corps d'un insectifuge entre le coucher et le Lever du soleil, car les moustiques piquent d'ordinaire pendant cette ptrtode. choisir un insectifuge contenant soit du N, N-diéthyl-m-toluamide (deet), soit du phthalate de diméthyle; il peut être nécessaire de répéter l'application duproduit toutes les trois à quatre heures,surtout dans les climats chauds et humides. Les recommandations des fabriquants doivent etre scrupuleusement respectées et la dose ne doit pas êtrè dépassée, en particulier lorsqu'il s'agit de jeunes enfants.
     
  • 2. Se loger, si possible, dans un bâtiment bien construit et bien entretenu, et fermer les portes et fenêtres au coucher du soleil si l'on ne peut pas les protéger au moyen d'un treillis
  • 3. Si les moustiques peuvent pénétrer dans la chambre, placer une moustiquaire autour du lit en la fixant sous le matelas et en s' assurant qu'elle n'est pas trouée et qu'aucun moustique n'a été retenu à l'intérieur; il est préférable d'utiliser des moustiquaires imprégnées de perméthrine ou de deltaméthrine.
  • 4. Pulvériser des insecticides ou utiliser des diffuseurs d'insecticides (électriques ou à piles) contenant des pyréthrinoïdes, ou faire brûler dans les chambres la nuit des serpentins antimoustiques côntenant des pyréthrinoïdes.

Conseils à donner par les prescripteurs aux femmes enceintes et aux

femmes en âge de procréer a

 

Femmes enceintes

  • 1. Le paludisme chez une femme enceinte accroît le risque de décès maternel, de fausse couche, de mortinaissance et d'insuffisance pondérale à la naissance pouvant entraîner le décès néonatal.
  • 2. Ne se rendre dans une zone impaludée qu'en cas d'absolue nécessité.
  • 3. Appliquer scrupuleusement les mesures de protection contre les piqûres de moustiques.
  • 4. Prendre de la chloroquine et du proguanil à titre prophylactique, en se conformant aux indications données. Dans les zones où p.falciparum est résistant à la chloroquine, prendre de la chloroquine et du proguanil pendant les trois premiers mois de la grossesse; on pourra passer à la méfloquine seule à partir du quatrième mois.
  • 5. Ne pas prendre de doxycyclïne à titre prophylactique.
  • 6. Consulter immédiatement un médecin si l'on suspecte le paludisme, et ne suivre le traitement de réserve d'urgence (la quinine est le médicament de choix) que si aucune assistance médicale n'est immédiatement disponible; un médecin doit néanmoins être consulté dès la fin du traitement de réserve.

Femmes non enceintes en âge de procréer

 

1. Elles peuvent prendre de la méfloquine ou de la doxycycline à titre prophylactique, mais devraient éviter une grossesse durant la période où elles prennent le médicament ainsi que pendant les trois mois qui suivent l'arrêt de la prophylaxie à la méfloquine et pendant une semaine après l'arrêt de la prophylaxie à la doxycycline.

2. En cas de grossesse pendant la prophylaxie antipaludique, le médecin traitant doit donner des informations concernant les effets éventuels sur le nouveau-né des médicaments en cause, à l'exception de la chloroquine et du proguanil. Toutefois, la prophylaxie antipaludique ne semble pas justifier l'interruption d'une grossesse non désirée.

 

 

 

 

Conseils à donner par les prescripteurs aux parents de jeunes

enfants

 

1. Les enfants peuvent vite mourir du paludisme.

2. N'emmener des nourrissons ou de jeunes enfants dans une zone impaludée qu'en cas d'absolue nécessité.

3. Protéger les enfants contre les piqûres de moustiques (on trouve des moustiquaires pour berceaux et lits d'enfants). Dans la mesure du possible, ne pas retirer la moustiquaire entre le coucher et le lever du soleil.

4. Appliquer une prophylaxie aux nourrissons allaités au sein ou au biberon car ils ne sont pas protégés par la prophylaxie suivie par la mère. 

5. La chloroquine et le proguanil peuvent être administrés sans danger aux nourrissons et aux jeunes enfants; on peut écraser les médicaments et les mélanger à de la confiture, des bananes ou des aliments de ce genre. Certains médicaments existent sous la forme de sirops, mais leur durée de conservation est plus courte en milieu tropical.

6. Ne pas donner de sulfadoxine-pyriméthamine ou de sulfalène-pyriméthamine aux nourrissons de moins de deux mois.

7. Ne pas donner de doxycycline aux enfants de moins de huit ans.

8. Garder les antipaludiques dans des récipients que les enfants ne peuvent ni atteindre, ni ouvrir. La chloroquine est particulièrement toxique pour les enfants si l'on dépasse la dose recommandée.

9. Consulter immédiatement un médecin si un enfant fait une maladie fébrile. Les symptômes du paludisme chez les enfants peuvent être atypiques, aussi devrait-on toujours songer au paludisme; chez les nourrissons, on devrait suspecter le paludisme même en cas de maladie non fébrile.

 


REGLEMENT SANITAIRE ] REPARTITION DU RISQUE ] FICHES PAYS ] CHIMIORESISTANCE ] CHIMIOPROPHYLAXIE ] LU POUR VOUS ]

Accueil ] LA MALADIE ] LE PROGRAMME TUNISIEN ] [ CONSEILS AUX VOYAGEURS ] FORUM ] SERVICES ] CHOIX D'IMAGES ] FORMATION CONTINUE ] QUI SOMMES NOUS ]  Précédente ] Suivante ]                 

Pour tous renseignement conecernant ce site contactez Mr Kebir Abdelouaheb sur ABDELOUAHEB@MSN.COM